

rétrospective conçue par le cinéaste André Gazut
réservation fortement conseillée au 022 908 20 20
attention de petits changements de programme sont intervenus:
la projection du dimanche 1er novembre commencera à 14h avec A ceux qui perdent et vous pourrez également voir Yorktown, le sens d'une victoire le vendredi 30 octobre
Pour des raisons indépendantes de notre volonté, Jean-Luc Godard n'ayant pas pu venir à l'ouverture de la rétrospective, il sera présent le samedi 31 octobre à 16h.
Programme
Lundi 26 octobre à 19h, en présence de Marcel Ophuls
November Days, 1990, 130 mn (Coprod. BBC/FR3/Marcel Ophüls)
Témoignages sur la chute du mur de Berlin.
Le réveil allemand, 1966 26mn (INA)
Enquête sur le mouvement néonazi en Allemagne.
Mardi 27 octobre à 19h
Hôtel terminus. Klaus Barbie, sa vie son temps, 1988 , 134mn et 124mn
(Prod. The Memory Pictures Company)
Témoignages et interviews autour de Klaus Barbie et son époque.
Mercredi 28 octobre à 19h
L’empreinte de la justice, 1976, 123 mn et 141mn (Paramount)
Le procès de Nuremberg et ses conséquences.
Jeudi 29 octobre à 19h
Veillées d’armes, histoire du journalisme en temps de guerre, 1994, 88mn et 135mn
(Coprod. Canal +/Little Bear/Première/Marcel Ophüls)
La question du journalisme en temps de guerre à travers le cas de la Bosnie.
Vendredi 30 octobre à 19h
La moisson de My Lai, 1970, 43 mn (Prod. NDR - Allemagne)
Enquête sur le massacre perpétré par l’armée américaine dans le village de My Lai en mars 1968
et ses répercussions aux Etats-Unis.
A la recherche de mon Amérique, 1970, 2h26
Vingt ans après son exil aux Etats-Unis, Marcel Ophuls retrourne dans l'Amérique de son enfance.
Yorktown, le sens d'une victoire,1982, 1h24 (Antenne 2)
Les coulisses du Bicentenaire de la prise de Yorktown (Virginie) en 1981, une bataille décisive pour l’indépendance des Etats-Unis.
Samedi 31 octobre, en présence de Marcel Ophuls
15h Marcel Ophuls, parole et musique, documentaire sur Marcel Ophuls de Bernard Bloch et François Niney, 2005, 54mn (Coprod. France 3 Sud / Les Productions de l’Oeil Sauvage / SFRS Service du Film de Recherche Scientifique / TV 10 ANGERS)
Marcel Ophuls revient sur sa carrière en commentant ses principaux films.
16h Séminaire en présence de Marcel Ophuls, de Jean-Luc Godard, Francis Kandel - responsable des documentaires à Canal+ et Vincent Lowy - journaliste et réalisateur, enseigne le cinéma à l'université de Strasbourg.
20h Munich ou la paix pour cent ans, 1967, 115 mn (ORTF)
Récit de la rencontre entre Chamberlain, Daladier, Hitler et Mussolini à Munich en 1938, à travers
des documents d’époque et des interviews.
Dimanche 1er novembre à 14h, en présence de Marcel Ophuls et de Simon Edelstein, réalisateur et directeur de la photographie sur A ceux qui perdent
14h A ceux qui perdent, journal de voyage en Irlande du Nord, 1971, 2h09 (Cinema X New York et TSR) Chronique du conflit irlandais.
17h Le chagrin et la pitié, chronique d’une ville sous l’occupation, 1969, 121mn et 128 mn
(Prod. TV Rencontre / TSR / NDR Allemagne, collaboration André Harris et Alain de Sédouy)
Charles-Henri Favrod, ancien directeur du Musée de l’Elysée à Lausanne et journaliste
Enquête sur la France sous l’occupation à travers l’exemple de Clermont-Ferrand.
Tous droits réservés
Programme sous réserve de modifications
Tarif plein : 10.- / tarif réduit : 8.-
Pass : 40.- / pass tarif réduit : 30.-
réservations 022 908 20 20
production
Théâtre Saint-Gervais Genève
Marcel Ophuls réalise le sketch français de L'amour à vingt ans (1962) puis deux comédies de tradition hollywoodienne : Peau de banane (1963) et Feu à volonté (1965). Mais c'est le scandale suscité par Le chagrin et la pitié (1971) qui le rend célèbre. Conçu pour la télévision, ce film fleuve est longtemps interdit d'antenne en France et est d'abord diffusé - avec un grand succès - dans les salles de cinéma Art et Essai. Marcel Ophuls détruit bien des mythes en faisant la chronique d'une ville française pendant l'Occupation, Clermont-Ferrand, à l'aide de bandes d'actualités et de témoignages. Impressionnant travail de montage, le film, en montrant l'absence d'héroïsme des Français sous la botte nazie, propose une perception de l'histoire qui s'appuie sur des comportements individuels et interroge la mémoire collective. Il renouvelle sa performance avec un film sur le procès de Nuremberg (The memory of justice, 1976) et avec un rigoureux document sur le procès du criminel de guerre Klaus Barbie (Hôtel Terminus, 1988). Toujours sur la brèche, il signe Veillée d'armes, histoire du journalisme en temps de guerre (1995), film d'une durée de 3 h 30 inspiré par la tragédie bosniaque. L'oeuvre de Marcel Ophuls, documentariste qui rêve de fiction, révèle non seulement un témoin patient et obstiné, mais aussi un cinéaste inventif qui brise les conventions du genre. Hostile à la notion de cinéma vérité, il affiche ostensiblement son parti pris de la dramatisation et parfois de l'autodérision.
source : Cinémathèque française
Téléchargez le programme
Téléchargez le dossier de presse
Téléchargez l'interview de Marcel Ophuls dans Libération
Télécharchez l'article sur November Days dans la revue XXème siècle
Téléchargez l'article sur Marcel Ophuls dans l'Humanité
L’O.R.T.F. n’a pas voulu acheter ce film, ce qui est
son droit, après tout, et la Direction générale n’a pas
voulu le visionner, ce qui me semble correspondre à
une forme de censure particulièrement astucieuse, la censure par inertie !
Marcel Ophuls
