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Metteur en scène, comédien

Eric Salama a réalisé une quinzaine de mises en scène à ce jour. Dans les années 90, Eric Salama co-fonde Le Garage à Genève. Au sein de ce collectif il réalisera ses premières mises en scène. Il monte déjà des auteurs qui lui tiendront à coeur tel qu’Armand Gatti - La deuxième existence du camps Tatenberg en 1993 - dont il sera plus tard l’assistant et avec qui il développe un lien privilégié. Il entreprend également à cette époque une recherche sur les classiques avec notamment (Le Misanthrope en 1991).
En 2007, il met en scène avec Juliette Ryser Mistero Buffo de Darion Fo au Théâtre Saint-Gervais et en 008 il coécrit avec Alain Renoult un Frankenstein pour le Festival de la Bâtie à Genève. En 2010, Eric Salama met en scène à St-Gervais Rouge noir et ignorant, première de la trilogie des Pièces de guerre d’Edward Bond, nous mettant face à l’avenir, celui vers lequel on craint de s’avancer. Voici la vie avant le désastre, avant l’irréversible. La vie telle qu’on refuse de l’imaginer.Comme comédien, Eric Salama a travaillé notamment avec Frédéric Polier, Pascal Berney, Pierre Bovon, Juliette Ryser et Valentin Rossier.

 

La Compagnie 94

En 1994, Eric Salama fonde sa propre compagnie - La Compagnie 94. Il poursuit son travail de metteur en scène, collabore entre autres avec le Théâtre Saint-Gervais avec notamment Genève dans l’oeil du cyclone, le théâtre du Grütli et le festival de la Bâtie. Sa recherche porte toujours sur des auteurs contemporains rarement explorés comme Thomas Brasch avec Mercedes – 1996 ; George Tabori, Weisman et Copperface, 1998 ; William S, Burroughs, Le petit cabinet du Dr Benway 2001 ; La Cité interzone 2002 ; Armand Gatti et Les 7 possibilités du train 713 en partance d’Auschwitz. Il travaille en parallèle sur les classiques avec L’héritier de Village de Marivaux 1997 et L’île des Esclaves.

L'audacieux

Cofondateur du Théâtre du Garage dans les années 1990, il a été un familier de l'Helvetic Shakespeare Company et de l'œuvre d'Armand Gatti, traversée par l'horreur des camps. S'il revisite volontiers ses classiques, ses mises en scène le portent souvent vers des auteurs rarement explorés. Ainsi du texte de Jan Bergquist et Hans Bendrik autour d'Ivar Kreuger, ex « roi des allumettes » suédois qui prit de plein fouet le krach de 1929 et prétexte ici à une réjouissante « épopée théâtrale dans un Monopoly en 3D ».

ERIC SALAMA