logoosez
Saison 2000-2001   Saison 2007-2008
Saison 2001-2002   Saison 2008-2009
Saison 2002-2003    
Saison 2003-2004    
Saison 2004-2005    
Saison 2005-2006    
Saison 2006-2007    
     
La Bâtie à Saint-Gervais
La cantate du siècle court
J'ai acheté une pelle à Ikéa pour creuser ma tombe
Le voyage
Les 7 possibilités du train en partance d'Auschwitz
Prophètes sans dieu / Mémoires à la dérive
Les parieurs
Le bal des mouches
Porto Alegre, un autre Brésil

Cerveau cabossé 2

d’après des textes d’Antón Reixa
par la Compagnie de L’Alakran
mise en scène Oskar Gómez Mata

du 3 au 22 décembre 2002

Tout le monde est un. Tout le monde fait le même personnage... Partant de ce constat, la Compagnie de L’Alakran nous fait pénétrer, mêlant les voix de ses différents protagonistes, dans la vie et dans la tête de Valentin Ressentit, l’être humain type. A travers lui, ce sont toutes les postures de l’Humain que les acteurs de la compagnie vont mettre en branle et figurer.

Une action banale: Valentin Ressentit cherche le mot “pute” dans le dictionnaire... En cherchant, il trouva aussi le mot effort, le mot dégoût, le mot télévision et il trouva aussi le mot amour.
Présenter sous un certain angle, le quotidien peut nous faire rêver, cauchemarder, fabuler et nous transporter bien au-delà de ses limites. L’apport des arts vivants réside, pour Oskar Gómez Mata, en ce qu’ils stimulent l’expérimentation d’un temps différent de celui, trop souvent mercantile, dont est fait notre ordinaire. Un espace-temps dans lequel on peut tester justement une autre perception de notre environnement. Ainsi, ce n’est pas dans ce qui est montré vraiment sur scène qu’il faut chercher le sens profond du spectacle. L’histoire, comme la vérité, est ailleurs; dans la tête du spectateur, dans la capacité d’auto-narration que chacun porte en soi, dans l’invisible, dans ce qui n’est pas dit... Comme dans la vie face à quelqu’un d’inconnu, le spectateur en sait souvent plus sur le spectacle qu’il ne croit.
Alors que Boucher espagnol de Rodrigo García et ¡Ubú! d’après Alfred Jarry voyagent encore à travers l’Europe et au-delà, le fondateur de L’Alakran nous propose de découvrir un nouvel auteur de son pays d’origine, dont il s’est déjà inspiré lors de la création de El Silencio de las Xilugas en 1994. Né en 1957 en Galice, Antón Reixa se définit comme “un ferrailleur de l’art”, récupérateur et collectionneur, économe de moyens mais non de formes, puisqu’il ajoute à sa fonction d’écrivain, celles de professeur de langue et littérature galiciennes, poète, compositeur et chanteur du groupe Os Resentidos, créateur multimédia, réalisateur, dramaturge, acteur et journaliste.