La Bâtie à Saint-Gervais
One Way Street
La historia de Ronald...
Ethnomad - festival de musiques migrantes
Ngoye, une Antigone d'Afrique
Dyptique Copi - Lorca
L'Histoire c'est moi
Le tribun
Cerveau Cabossé 2
Tout est calme (Maître)
A ma personnagité
Psychophonies de l'âme
Ces voisins inconnus

Genève je me souviens

un projet pluriel (théâtre et vidéo) de Marielle Pinsard
avec la collaboration de Valentine Sergo et Juan José Lozano

Trois soirées uniques les 16, 17 et 18 janvier

Tous les historiens modernes, de Marx à Spengler, ont identifié le phénomène de l’émigration.
Pourquoi alors ajouter d’autres mots ?
Pour chuchoter peut-être quelque chose de ce qui a été perdu. Non par nostalgie, mais parce que c’est à l’emplacement des pertes que germent les espoirs.

John Berger

Après deux spectacles et un happening réalisés au Théâtre Saint-Gervais depuis 2001, Marielle Pinsard s’est lancée, cet été, dans un projet qui se situe à la croisée de la démarche poétique et de l'enquête sociologique.
Il s'agira de partir à la recherche de témoignages d'étrangers (du Vaudois au Tamoul en passant par le Brésilien) sur le premier souvenir de leur arrivée à Genève. Ou comment s'élabore une conscience singulière à travers le souvenir que chacun entretient avec son arrivée dans la Cité.

vendredi 16 janvier à 21h : la famille kosovare
samedi 17 janvier à 21h : la famille chilienne
dimanche 18 janvier à 19h : souvenirs individuels

Tout commence par une petite annonce publiée dans la presse locale.
Un avis de recherche en quelque sorte :
"Théâtre Saint-Gervais cherche famille nombreuse...".
À cette invitation ont répondu, entre autres, une famille kosovare et une famille chilienne.
Mais une famille pourquoi, au juste, et pour quoi faire ?
Notre perspective tournant le dos au voyeurisme ou à la télé réalité, il s'agira plutôt d'organiser une rencontre authentique entre des personnes qui ne sont pas des comédiens et des spectateurs qui ne se réduiraient pas à des consommateurs.
Une rencontre autour du thème du "premier souvenir" de l'arrivée à Genève, un souvenir qui fait figure de "scène primitive" d'un processus qui conduit au sentiment d'appartenir (ou non) à une communauté. Un sentiment, une position, un témoignage qui, dans leur diversité, transcendent singulièrement nos destins respectifs.
Genève est une terre d'accueil, d'asile ou d'exil, de refuge et de refus.Comment transformer ce formidable "lieu commun" en une parole éclatée, plurielle et ouverte, capable de nous faire saisir et partager «l'être ensemble» à Genève ?