|
|
|
Les confessions dun musulman de mauvaise foi
du 23 au 29 mai
représentations à 20h30, sauf jeudi à 19h et dimanche à 18h (sans relâche).
texte et mise en scène Slimane Benaïssa
avec Slimane Benaïssa, Damien Bernard, Erwan Dujardin, Hala Ghosn, Carole Leblanc
" Dieu existe peut-être, cela reste à prouver.
Un musulman athée, ça reste à voir. Je vous y invite. "
Aujourdhui, lislam est perçu comme inquiétant parce quil a porté à son actif le terrorisme. Mais aussi parce quil est méconnu. La pièce, sans être didactique, le fait connaître ou du moins familiarise le spectateur à lunivers de la religion musulmane.
Il sagit dun texte qui retrace, par le rire, la vie et le parcours initiatique dun musulman depuis sa naissance jusquà lâge adulte. Il deviendra laïque, républicain et athée de surcroît.
La pièce est composée de trois parties :
Lenfance : Youcef raconte son enfance depuis sa naissance jusquà sa puberté.
Ladolescence : lenfant décrit son départ pour le collège, la séparation de la "matrice" familiale, le déracinement, le premier amour, la première déception, les nouvelles interrogations,le tout sur fond de guerre de décolonisation.
Lâge adulte : lhomme est face à son destin, face à lindépendance, face à la science, face à la religion et face à lintégrisme. Le pays sombre petit à petit dans une religiosité moyenâgeuse et Dieu devient de plus en plus inquiétant.
Slimane Benaïssa
Accueillir un spectacle de Slimane Benaïssa, cest sinscrire dans le fil dun récit, qui est dabord une vision du monde, mais aussi une analyse épique et généreuse. Depuis plusieurs années, Saint-Gervais a le privilège dêtre une halte régulière pour Benaïssa qui a dû sexiler en France, en 1993. Cet auteur-acteur-metteur en scène et romancier algérien, dorigine berbère, de langues arabe et française, nous adresse, avec constance, des signes tangibles de résistance joyeuse et de vie libérée.
Dans ses pièces, aux sujets graves et aux enjeux complexes, Benaïssa sait à merveille jeter un regard clair, ironique et chaleureux sur des personnages tiraillés de toutes parts, écartelés entre un passé mal digéré, un présent qui fiche le camp et un avenir opaque : Les fils de lamertume, Prophètes sans dieu, Mémoires à la dérive
Autant de titres qui scandent le développement dune comédie humaine de haute volée, et dont le dernier opus, Les confessions dun musulman de mauvaise foi, se devait tout naturellement de résonner dans la cité de Calvin et de Rousseau
|