Retour à la page d'accueil
Marielle Pinsard est aussi en résidence à l'Arsenic...
suivez-la !
Deux spectacles en une soirée ?
mercredi 12 octobre, commencez à 19h par Les deux côtés du plâtre puis enchaînez à 20h30 par
Mon Pyrrhus
jeudi 13 octobre, on inverse :
à 19h,
Mon Pyrrhus suivi
à 21h par
Les deux côtés du plâtre


Mon Pyrrhus
d'après Andromaque, un essai sur Racine de Marielle Pinsard

du 11 au 15 octobre
à 20h30, sauf jeudi à 19h

collaboration artistique Valentine Sergo
images vidéo et montage Juan José Lozano
administration Cristina Martinoni
avec la participation intermittente de Simone Audemars, Jean Budde, Séverine Bujard, Julie Cloux, Caroline Cons, Cédric Dorier, Laurent Lecoultre, Marie-Madeleine Pasquier, François Revaclier
production Théâtre Saint-Gervais Genève et Cie Marielle Pinsard
avec le soutien du Département de l’instruction publique du Canton de Genève

Oreste aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector qui est mort ou lui qui aime elle qui aime lui qui aime machine qui est aux Etats-Unis...

Ce n'est pas par coquetterie que Marielle Pinsard, à peine revenue du Festival d'Avignon où elle a présenté sa dernière pièce, définit ce travail comme un essai sur Racine. En italien, on ne dit pas répéter un spectacle, mais provare : essayer, chercher, mener une expérience. Et c'est bien à une expérience que Pinsard, auteur et metteur en résidence à Saint-Gervais, souhaite convier le public.
La production de Mon Pyrrhus s'apparente à un iceberg dont la partie immergée est une somme de rendez-vous et d'exercices (enregistrés en vidéo) avec 4 classes du Cylce d'orientation et leurs professeurs, en vue d'organiser une confrontation entre deux univers, deux époques, deux langages que tout oppose : l'Ecole et le Théâtre.
Marielle Pinsard s'aventure aujourd'hui dans le décryptage de la génération des 13-15 ans : ses modes de dire et de bouger, de vivre, de se taire et de se manifester, entre cris et chuchotements... Elle a choisi Racine, pour aller au devant d'adolescents qui, à priori, entretiennent avec ce répertoire un rapport lointain, voire inexistant, ou tout simplement indifférent. Et pourtant, n'est-il pas piquant de relever que la trame d'Andromaque est souvent reprise dans telle ou telle sitcom !...
Les représentations s'annoncent comme une équation à plusieurs inconnues : entre les réactions et propositions formulées par les élèves (lors de visites en classes, puis lors de leur venue au théâtre pour assister à une lecture intégrale d'Andromaque), les projections et autres associations que le texte de Racine provoquera dans l'imaginaire de Pinsard. De cette émulsion surgira une pièce, écrite au fur et à mesure, un spectacle au jeu ouvert, répété et improvisé à la fois, cherchant à déployer les figures d'une rencontre peu ordinaire, dont le spectateur sera le témoin privilégié.