Retour à la page d'accueil
Plus d'infos sur le travail du metteur en scène ?
www.waltermanfre.com
samedi 3 septembre, à 13h, La Bottega présente
Primo Piatto - rencontre littéraire dans le cadre du spectacle Les voix humaines
en présence de Rocco D'Onghia, Ginette Herry, Walter Manfrè et le Collectif Iter
modératrice : Sandra Vinciguerra
(entrée libre)
Brunch dès 12h
(formule à 10.- frs)
Ce spectacle sera également joué, du 26 octobre au 6 novembre, à la Grange de Dorigny / Lausanne
www.grangedorigny.ch


Les voix humaines
de Rocco D'Onghia

du 1er au 11 septembre

conception et mise en scène Walter Manfrè
direction artistique du projet Luisa Campanile et Guillaume Béguin
traduction du texte Ginette Herry
avec Guillaume Béguin, Claudine Berthet, Laure-Isabelle Blanchet, Françoise Boillat, Monica Budde, Luisa Campanile, Jean-Luc Farquet, Rita Gay, Fabienne Guelpa, Piera Honegger, Shin Iglesias, Frédéric Lugon, Jacques Maître, Louis Martinet, Marie-Eve Mathey-Doret, Gérard Moll, Peter Palasthy, Christian Robert-Charrue, Anne-Frédérique Rochat, Anne Salamin
production Collectif Iter
et le Théâtre St-Gervais Genève, La Bâtie–Festival de Genève, la Grange de Dorigny (Lausanne)
Avec le soutien de Loterie romande, Etat de Vaud, Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture, Fondation Hélène et Victor Barbour, Ville de Lausanne, FONDATION ERNST GÖHNER ZUG, Pour-cent culturel Migros Vaud

Dans vingt chambrettes,
vingt comédiens suspendus au fil de
vingt téléphones, s’adressent,
les yeux dans les yeux, à vingt spectateurs…

Mes nuits ne sont pas bonnes.
Toi, tu dors, tu arrives à dormir, tu rêves ?
Moi, je rêve tout le temps les yeux ouverts.
Les yeux ouverts la nuit,
les yeux ouverts le jour.
Je marche par les rues et je rêve,
je rêve que tu surgis devant moi
à chaque angle que je tourne.

Pour son troisième spectacle, le Collectif Iter, compagnie théâtrale suisse romande animée par Luisa Campanile et Guillaume Béguin, a décidé de solliciter à nouveau le metteur en scène Walter Manfrè afin de réaliser un spectacle confrontant spectateurs et comédiens en tête à tête. Rocco D’Onghia, l’une des plus belles plumes du théâtre italien, a quand à lui été invité, pour ce nouveau spectacle, à écrire un monologue original en s’inspirant de La voix humaine de Jean Cocteau.

Chacun de ces vingt protagonistes, seul avec son téléphone, en face de son unique spectateur, doit pouvoir être interprété autant par une femme que par un homme, vieux ou jeune, revêtant l’apparence d’un marginal ou d’un être parfaitement intégré socialement.
C’est pourquoi Rocco D’Onghia s’est attaché à ne pas caractériser son protagoniste par le genre, l’âge ou l’appartenance sociale. Le temps d’une nuit, ce sont alors vingt femmes et hommes qui errent dans les affres de l’abandon, comme la femme esseulée de Jean Cocteau.

La rupture amoureuse, dans la version de Rocco D’Onghia, devient un long et irrépressible cri de douleur. Pris dans les mêmes affres de l’abandon, ces vingt femmes et hommes répondront en chœur à leur solitude. L’universalité, peut-être, sera leur seule consolation. Peut-être.
Rocco D’Onghia explore la solitude et la marginalisation de l’être humain dans son propre monde. Et c’est dans ces endroits de pénombre que l’auteur fait résonner notre profonde humanité.