texte André Gregory, Wallace Shawn*
d’après le scénario du film éponyme de Louis Malle
adaptation et jeu Damiaan De Schrijver et Peter Van den Eede
costumes Inge Büscher
traduction française Martine Bom
décor tg STAN, De KOE
coproduction tg STAN, De KOE
coproducteurs de la version française Théâtre de la Bastille (Paris), Festival d’Automne (Paris), Théâtre Garonne (Toulouse)
avec le soutien du Ministre flamand de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Affaires bruxelloises.

* l’auteur est représenté dans les pays de langue française par l’Agence MCR, Marie Cécile Renauld (Paris), en accord avec Casarotto Ramsay & Associates Ltd, London.

horaires exceptionnels :
début des représentations à 19h, sauf dimanche à 17h
(relâche jeudi)
pour en savoir plus...
www.stan.be
www.dekoe.be


Quand j’avais dix ans, je m’intéressais uniquement
à l’art et la musique, et je trouvais ça tout à fait normal.
À présent, j’ai trente-six ans. Et plus rien n’est normal.
Je ne pense plus qu’à l’argent.

« Le texte de ce spectacle s’inspire du scénario d’un film de Louis Malle datant de 1981, My Dinner with André; le véritable André Gregory et le véritable Wallace Shawn y jouaient leur propre rôle.
Sur scène, nous voyons un restaurant d’où s’échappent de vrais fumets, car un cuisinier s’affaire au fond du plateau.
Nous allons assister à une rencontre entre deux comédiens qui sont le contraire l’un de l’autre – et qui jouent aussi le contraire l’un de l’autre.
Un comédien (Peter Van den Eede de la compagnie De Koe) attend, calmement assis à une table dressée. Les idées sont parfaitement ordonnées dans son esprit, ça se voit clairement. Ses histoires sont fin prêtes dans sa tête et quand le moment sera venu, elles franchiront ses lèvres avec une pression calculée et un excellent sens de la mystification. Cet homme, André Gregory, est metteur en scène ; fils de bonne famille, il est à l’abri de tout souci financier.
L’autre comédien (Damiaan De Schrijver de STAN) arrive dans la salle du restaurant. Il est l’un de ces hommes qui se retournent toutes les dix minutes au lit, ça se voit clairement. Quelqu’un qui réagit à tout et est le premier surpris en voyant ses propres réactions. Il a tôt fait de charmer le public en lui confiant qu’il n’a pas vraiment de rôle à jouer, mais qu’il est tout disposé à éclaircir les mystères de l’univers, plus tard dans la soirée. Lui, c’est Wallace Shawn, auteur
dramatique – une existence précaire (...). On rit souvent. Et la tension entre les dîneurs est considérablement intensifiée par la possibilité dont dispose De Schrijver de jouer son rôle beaucoup plus librement et de manière plus anarchique que Van den Eede, obligé de rester dans le carcan de sa foi maniaque en lui-même. Le duel entre deux conceptions de l’existence n’en devient que plus remarquable. André a la tête dans les nuages, tandis que Wallace s’inquiète de l’avenir du théâtre. Le spectacle se présente comme une performance en temps réel, (...) un hommage à la conversation, à la bonne chère et au jeu de l’acteur ».
Carel Alphenaer, Extrait du rapport du jury du « Festival du Théâtre », organisé conjointement par les Pays-Bas et la Flandre, où My Dinner with André remporta le Grand Prix, en 1999.

Après le succès ininterrompu de la version flamande, ces deux exceptionnels comédiens que sont Damian De Schrijver et Peter Van den Eede se lancent un défi à eux-mêmes : jouer ce spectacle en français ! C’est chose faite depuis octobre 2005 et la création de cette nouvelle version à Toulouse, suivie d’une reprise au Théâtre de la Bastille, dans le cadre du Festival d’automne de Paris en 2006.
My Dinner with André dure 3 heures 20. Autant le dire tout de suite : le temps y passe comme dans un rêve ! Sous des airs d’improvisation, c’est un dialogue très élaboré, où le tourbillon de l’existence est, comme par magie, suspendu au jeu du théâtre ; quelque part entre Le neveu de Rameau (Diderot) et Les dialogues d’exilés (Brecht) habités par l’esprit des Marx Brothers...
Le Théâtre Saint-Gervais est ravi, deux ans après le passage de tg STAN avec Tout est calme de Thomas Bernhard, d’accueillir ces artistes hors pair, pour cinq représentations, décidément à ne pas rater.

My Dinner with André est d’abord une comédie se jouant entre deux personnages en apparence opposés, leurs failles,
leurs ridicules, leur manière, touchante et drôle, de se débrouiller avec la vie. Et avec l’art.

Le Monde

Comme toujours dans la tradition de tg STAN (STAN signifie Stop Tthinking about Names), il y a cette liberté dans le jeu et ce sens de l’humour qui leur ont permis déjà de revisiter les grands classiques comme Molière, Racine, Goethe
ou Diderot
.
La Libre Belgique
Il y a un jeu tg STAN qui agit comme une marque de fabrique. Il repose sur le jeu des acteurs, toujours sur le fil, d’une extrême rigueur. Un jeu physique où le corps est un des passages obligés des mots avant qu’ils ne rebondissent sur scène et connaissent une autre vie. L’Humanité
Si l’on vous dit qu’aucun spectateur ne décroche, que l’on rit, que le temps s’évanouit miraculeusement, que l’on rit
encore et encore, que l’on est ravi, qu’à aucun moment le moindre souffl e d’ennui ne frémit, vous vous direz peut-être
que cela n’est pas possible. Et pourtant si !

Le Figaro