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Nature morte dans un fossé
avec François Karlen, Julia Perazzini, Valerio Scamuffa, Bastien Semenzato, Gilles Tschudi, Anne-Marie Yerly
Gênes 01
avec les mêmes ainsi que Delphine Rosay, Lucie Zelger
scénographie Sylvie Kleiber
lumières Laurent Junod
son Philippe de Rham
costumes Isa Boucharlat
maquillage Leticia Rochaix Ortis
administration Catherine Monney
Sarah Neumann
coproduction Théâtre en Flammes, Théâtre Saint-Gervais Genève, Arsenic
soutiens : État de Vaud, Loterie Romande, Ville de Lausanne,
Pro Helvetia Fondation suisse pour la culture, République et
canton de Genève, Pour-Cent culturel Migros, Fondation Ernst Göhner, Fonds mécénat SIG, Fondation du Jubilé de la Mobilière suisse, Banque Cantonale Vaudoise
L’Arche est éditeur et agent théâtral des textes représentés
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Nature morte dans un fossé & Gênes 01 sont en jeu du 23 janvier au 11 février à l’Arsenic (Lausanne)
www.theatre-arsenic.ch |
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Ce qui me plaît chez les gens, c’est ce qu’ils combinent et pourquoi. Pour moi, la littérature est la réalité du jour d’avant telle que je m’en souviens le jour d’après. Chaque rêve est rêvé par quelqu’un, il n’existe pas en soi. Il existe parce qu’on l’a rêvé : le rêveur est son poète.
Fausto Paravidino
A trente ans, Fausto Paravidino est la révélation de la scène italienne. Multi-instrumentiste du théâtre dont il connaît toutes les postures, il est également traducteur de Shakespeare ou Pinter et a réalisé Texas, son premier film. En dehors de l’Italie, ses textes sont désormais représentés en Angleterre, en Allemagne, en Espagne et plus récemment sur les scènes francophones.
Fausto Paravidino invente une poésie faite de compassion et de révolte. Il prend la parole tel le barde d’une époque sortie de ses gonds. Son écriture se collette avec le quotidien, le saisit à bras le corps pour mieux le disséquer et en extraire des drames minuscules, des tragédies anonymes. Aux héros prolétaires ou petit-bourgeois magnifiés, il préfère les voix contrastées d’une pluralité de personnages, les parleries révélatrices de tout un peuple désenchanté, mais qui n’a pas dit son dernier mot.
Car Paravidino est le contraire d’un démoralisateur. Son théâtre rencontre un succès croissant en Europe parce qu’il sait montrer, avec une rage généreuse qui aspire au changement, une humanité dans sa troublante vérité.
En réunissant ces deux pièces, Denis Maillefer offre l’occasion idéale de découvrir une oeuvre ample dans sa polyphonie et sa vivacité. Une « divine comédie » à l’usage d’aujourd’hui.
Documentée et circonstanciée, Gênes 01 est la chronique d’une cité en état de siège, pour cause de G8, ou comment quatre jours d’affrontements entre policiers et manifestants se soldent par la mort d’un jeune militant. La distribution des rôles n’est pas spécifiée par l’auteur : c’est une assemblée d’acteurs qui raconte, tel un choeur moderne, cette histoire tragique refoulée. La narration chemine par répliques brèves, sorte de ping-pong entre les pensées intimes de chacun et l’énonciation objective des faits. Apparaissent en pleine lumière le rituel des manoeuvres politiciennes et son raout médiatique. Gênes 01 est une commande passée conjointement par le Royal Court Theatre de Londres et l’organisation non gouvernementale Human Right Watch.
Polar théâtral, Nature morte dans un fossé est la peinture d’un milieu social qui prend l’eau. Ici, la nature morte s’avère être le cadavre d’une jeune fille retrouvée dans un fossé. Un fossé où se creuse aussi le destin de personnages mis hors-jeu, impliqués malgré eux dans les rouages d’une affaire qui les submerge. Au fil de l’enquête, menée par un vieux flic sur le retour, surgissent la famille de la jeune morte et une constellation de figures interlopes. Avec un sens de l’observation d’une précision clinique et un langage à l’oralité inspirée, Fausto Paravidino brosse un tableau aux couleurs hallucinogènes où l’argent, la solitude, la peur et l’injustice se disputent pour mener le bal jusqu’au bout de la nuit.
Il y a les grands du monde, et tous les autres, les petits, les nous autres. Paravidino parle d’eux, et cela me va bien. Rien ne m’intéresse plus, au théâtre, que les personnages en doute, voire en déroute. J’aime les figures abandonnées, désemparées, parce que je peux m’y reconnaître, parce que l’on peut sans doute tous s’y reconnaître. J’ai un fort sentiment de compassion pour le monde et pour l’homme. L’injustice me serre le coeur, et ce n’est pas une formule toute faite. Parfois, il s’agit d’injustices sociales, comme dans Gênes 01, et parfois aussi d’injustices plus individuelles, plus intimes, comme dans Nature morte dans un fossé. Les blessures intimes me permettent d’être plus proche des personnages et des situations du plateau. J’aime le théâtre qui permet de toucher cela au vif.
Denis Maillefer
Le Théâtre en Flammes a été créé en 1989 par le metteur en scène Denis Maillefer. Basée à Lausanne, cette compagnie a déjà présenté de nombreux spectacles à Genève, notamment Tendre et cruel de Martin Crimp (La comédie, 2006) et Flon-Flon et Musette (Am Stram Gram, 2003), son premier spectacle « jeune public ». Je vous ai apporté un disque et On liquide d’Antoine Jaccoud étaient à l’affiche de la saison 04-05 du Théâtre Saint-Gervais.
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Nature morte dans un fossé
du 27 février au 3 mars
représentations à 20h30, sauf jeudi à 19h
puis du 13 au 17 mars
représentations à 21h
Gênes 01
du 6 au 11 mars
représentations à 20h30, sauf jeudi à 19h et dimanche à 18h
puis du 13 au 17 mars
représentations à 19h
jeudi 8 mars, à l’issue de la représentation :
rencontre avec l’équipe du spectacle
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| Le billet coup double à 35.- frs vous permet de voir les deux spectacles le même soir ou lors de deux soirées distinctes ! |
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