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Mémoires blessées
Ils vivaient dans ces villes jusqu'aux années 1914; ils étaient là avec leurs églises, leurs monastères, leurs écoles, leurs hospices, leurs hôpitaux, leurs orphelinats, leurs manufactures, leurs maisons de commerce, leurs hôtels, leurs boutiques, leurs studios de photo, leurs journaux et leurs imprimeries. Les Arméniens étaient là pendant des siècles, sinon des millénaires.
Et maintenant?
Ils ne sont plus là!
Issu de la collection Orlando Carlo Calumeno, cet ensemble d'environ 500 cartes postales témoigne du multiculturalisme dans l'Empire Ottoman, qui mobilisait parfois jusqu'à cinq alphabets (turc ottoman, arménien, grec, français et dialecte espagnol).
Une exposition de cartes postales accompagnée de lectures, concerts, conférences et rencontres, dans le cadre d'un mois consacré aux Mémoires blessées, avec comme point d'orgue La journée de la mémoire, le 27 janvier, organisée avec le Département de l'instruction publique du canton de Genève.
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