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| Conception et mise en scène |
Christian Geffroy Schlittler |
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David Gobet, Christian Geffroy Schlittler, Olivier Yglesias
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| Assistante à la mise en scène |
Barbara Schlittler |
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| Scénographie |
Legoville |
| Costumes |
Karine Vintache
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| Coproduction |
L'agence Louis-François Pinagot, Théâtre Saint-Gervais Genève, PRAIRIE du Pour-cent culturel Migros, Théâtre de l'Arsenic Lausanne
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| avec le soutien de |
Pro Helvetia et la Loterie romande
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Jeudi 14 mai à l'issue de la représentation :
rencontre avec Christian Geffroy Schlittler et l'équipe artistique. |
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| plein tarif: Fr. 26.- / retraité, chômeur, AI: Fr.14.- / étudiant: Fr. 12.- |
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Meyerhold, Maïakovski, Erdman (1930)
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Il fut un temps, pas si lointain, où les artistes hissèrent les enjeux esthétiques à la hauteur des enjeux sociopolitiques. Des gens de théâtre tentaient alors de mettre en scène l’utopie.
L’utopie révolutionnaire : embrasement simultané du politique et de l’artistique.
Utopie d’une époque ?
Ne rêverons-nous plus jamais d’un monde meilleur ?
Ne réaliserons-nous jamais un monde meilleur ?
Entre ces deux questions, c’est le grand écart.
Le grand écart entre l’utopie comme espérance, ailleurs, imagination, et celle qui est la réalisation concrète d’une société idéale.
C’est de ce grand écart que l’artiste tient sa force.
C’est dans l’exécution de ce geste que s’écroulent les nations utopiques modernes.
Et c’est dans le refus de chercher encore un grand écart possible que nos sociétés s’amollissent.
Utopie d’une mise en scène.
Utopie d’une mise en ordre du monde.
Illusion d’un procédé moderne dans un monde post-moderne ?
Il se pourrait bien que le projet d'Utopie d’une mise en scène soit bien de l’ordre du manifeste: décréter la fin de la mise en scène, au théâtre comme dans « la vie réelle », comme procédé inadéquat à rendre compte du monde d'aujourd’hui.
Le spectacle plonge dans l’histoire presque centenaire de la révolution russe. Il s’attache à deux figures majeures de l’avant-garde artistique, Vsevolod Meyerhold (1874-1940), metteur en scène et le poète Vladimir Maïakovski (1893-1930), militant, contestataire, dynamiteur de poésie. Deux hommes convaincus de l’interdépendance et de l’interpénétration des enjeux esthétiques et sociopolitiques, deux artistes engagés en somme. Une troisième figure, Nikolaï Erdman (1900-1970), offre le contrepoint d’une opinion plus nuancée, le point de vue du témoin.
À travers eux, c’est la force utopique d’une époque qu’il s’agit de convoquer. L’acharnement d’hommes s’attachant à faire de l’utopie autre chose qu’une douce rêverie.
Créée en 2003, L’agence Louis-François Pinagot articule des projets autour du répertoire dramatique et son histoire par la mise en place de « chantiers » annuels alternants mise en scène, travaux dramaturgiques publics ou confidentiels, works in progress, ateliers de formation continue ou stages. L’agence Louis-François Pinagot, à la suite du Chantier Molière en 2003/2004 au théâtre de l’Usine de Genève, propose au théâtre Château Rouge, Annemasse une saison sur Tchékhov en 2005/2006.
Elle débute sa collaboration avec le Théâtre St-Gervais sur toute la saison 2007/2008 avec le projet Pour la libération des grands classiques.
Christian Geffroy Schlittler, fondateur de L’agence Louis-François Pinagot fut également co-fondateur du collectif transdisciplinaire Demain on change de nom, actif de 1998 à 2005 à Genève et membre de la compagnie de théâtre/danse, l’Astrakan, de 1995 à 1998 à Caen, en Normandie.
Utopie d’une mise en scène sera aussi présenté au théâtre de L’Arsenic à Lausanne du 17 au 22 novembre 2009.
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